La durabilité en pratique : Comment les entreprises peuvent s’y prendre

Ce blogue développe la notion de travail hybride comme moteur de durabilité, en mettant en évidence ses avantages et le rôle de la technologie pour aider les entreprises à renforcer la durabilité en milieu de travail.
9 minutes de lecture
Rakshit Ghura
Rakshit Ghura
Vice-président principal, responsable mondial – Solutions numériques pour le milieu de travail et gestion unifiée des services, HCLTech
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Durabilité en pratique : comment les entreprises peuvent s’y prendre

Dans la de ce blogue, j’ai abordé les tendances émergentes en milieu de travail qui sont appelées à définir l’avenir du travail. J’ai également approfondi la question de la durabilité dans le contexte du futur du travail et abordé quelques thèmes qui, collectivement, définissent ce qu’est un milieu de travail durable.

Dans ce blogue, j’examinerai plus en détail le travail hybride comme catalyseur de la durabilité et les avantages qu’il offre à ses adeptes. Je passerai aussi du temps à détailler le rôle déterminant de la technologie dans cette problématique et ce que les entreprises peuvent faire pour tirer parti de la technologie afin d’améliorer leur durabilité.

Présenter le cas du modèle hybride

Considérez les faits suivants :

  • On estime que 40 % de toutes les émissions proviennent des bureaux et des immeubles commerciaux.
  • 88 % des entreprises dotées de pratiques de durabilité appropriées affichent une meilleure performance opérationnelle et une meilleure trésorerie.
  • Les employés dans des édifices certifiés écologiques présentent une augmentation de 26 % de leur cognition et prennent en moyenne 30 % moins de jours de maladie

Tous ces éléments pointent vers une seule vérité indéniable : les modèles de travail hybrides favorisent la durabilité, ce qui stimule le moral des employés et la rentabilité de l’entreprise. Compte tenu de nos conclusions d’enquête, où la réduction des déplacements professionnels et des trajets quotidiens était parmi les priorités dans la conception d’un modèle de travail respectueux de l’environnement, je peux affirmer sans risque que la durabilité est la priorité numéro un pour la majorité des cadres supérieurs (plus de 90 % des cadres supérieurs interrogés partagent cet avis). Mettre en place un modèle de travail hybride est l’un des moyens les plus simples d’atteindre le double objectif de réduction de l’empreinte carbone et d’augmentation de la rentabilité.

Un effet secondaire inattendu mais positif d’une durabilité accrue est une meilleure rétention des employés. Selon moi, les employés sont plus enclins à rester dans des milieux de travail qui adoptent des valeurs en phase avec les leurs. Démontrer une stratégie solide pour gérer les questions environnementales est un signal fort qui peut attirer les personnes les plus compétentes. Dans un marché aussi en quête de talents que le nôtre, cela représente un atout concurrentiel de taille pour les entreprises voulant devenir des chefs de file.

Cela dit, un modèle de travail hybride mis en place comme réaction instinctive aux impératifs ESG de l’entreprise pourrait être antinomique avec les objectifs globaux de durabilité. La pandémie m’a ouvert les yeux sur les inconvénients du travail hybride, où plus de 70 millions d’ordinateurs portables ont été expédiés aux employés, dont une grande partie en livraison accélérée. Tout cela, même si les entreprises savent que les livraisons accélérées génèrent plus d’émissions de carbone que les livraisons normales (par exemple, le transport aérien comparé au fret régulier).

Le travail à distance requiert habituellement des ordinateurs portables adaptés à l’entreprise, et la production d’un ordinateur portable moyen génère la somme ahurissante de 331 kg de carbone. C’est autant qu’une berline familiale émet lorsqu’on la conduit sur 480 milles. Cette statistique préoccupante, combinée à l’impact de l’extraction de terres rares et à la nécessité de visites de maintenance hors site, entraîne une augmentation considérable des coûts du travail à distance.

Pour profiter pleinement des avantages du modèle de travail hybride, les entreprises doivent établir des limites claires quant à l’étendue du travail à distance qu’elles sont prêtes à accepter. Déterminer clairement les priorités organisationnelles aide aussi les employés à prendre, de façon autonome, des décisions en harmonie avec les objectifs de leur organisation.

La technologie comme moteur

Pour un cadre de première ligne, parler de durabilité en termes abstraits n’est pas utile, car cela se traduit rarement en actions concrètes. Dans ces circonstances, la seule solution viable est de recourir à la technologie en tant que principal facteur favorisant la mise en place de pratiques durables. Il n’est donc pas surprenant que notre sondage ait montré que 86 % des répondants affirment avoir investi de façon importante dans de nouvelles technologies pour soutenir des modèles de travail durables.

En plus des technologies de réunion virtuelle et des outils de collaboration d’entreprise, une deuxième catégorie de technologies suscite un très grand intérêt chez les gestionnaires qui cherchent à réinventer leur modèle de travail sur mesure. Cette catégorie inclut l’analytique avancée des processus, l’analytique des personnes, les technologies infonuagiques, l’IA/TALN et les programmes d’engagement des employés soutenus par la ludification et les applications de mieux-être.

Nous avons intégré ces technologies à notre cadre ACE (Évaluer, Conseiller et Évoluer), où nous mesurons et comparons la consommation de carbone des appareils, identifions les grands contributeurs à un milieu de travail durable, élaborons une feuille de route alignée sur les objectifs de durabilité de l’organisation et mettons en œuvre des initiatives où un appareil remis à neuf ou reconditionné offre la même performance qu’un appareil neuf, à un tiers de l’empreinte carbone totale. 

Établir l’ADN numérique

J’ai démontré que la durabilité est un facteur clé pour la réussite future et illustré comment la technologie peut l’accompagner. Cependant, tout cela demeure sans objet si vos employés s’opposent activement à de tels changements.

Le problème de résistance peut généralement être surmonté en assurant une dextérité numérique à l’échelle de l’entreprise, ce qui représente un plus grand défi pour les organisations traditionnelles. Le rapport d’enquête indique que 36 % des répondants considèrent la dextérité numérique comme un obstacle plus important que les compétences en TI pour implanter des solutions technologiques à l’appui d’un modèle de travail durable.

Les répondants ayant atteint une dextérité numérique totale ont indiqué qu’elle avait grandement facilité leur transition vers des modèles de travail durables.

La protection de l’intégrité des données survient aussitôt après la dextérité numérique. De nombreux répondants ont confirmé croire que les modèles de travail hybrides ne réussiront que si les données de l’entreprise sont protégées.

La sécurité des données continue de représenter une menace majeure à la démocratisation des modèles de travail hybrides et son importance ne fera qu’augmenter avec la hausse prévue de l’utilisation de l’analytique avancée, qui rendra les données encore plus précieuses.

À titre de leader de l’unité Digital Workplaces chez HCLTech, je suis un fervent partisan d’une approche « zéro confiance » en matière de sécurité et je présenterai quatre solutions qui constituent une approche globale de ce problème :

  • Disposer d’un solide cadre pour la gestion de l’identité et des accès
  • Intégrer les modèles EDR (détection et réponse des points de terminaison) existants et à jour pour contrer de nouvelles menaces
  • Intégrer l’analytique du comportement des utilisateurs à la sécurité pour colmater les failles dans les flux de travail
  • Redoubler d’efforts pour sécuriser l’environnement de données utilisé par la haute direction grâce à des technologies de pointe

Conclusion

Les modèles de travail hybrides sont là pour de bon et notre haute direction accueille étonnamment bien ces changements. Mais la durabilité ne doit pas être atteinte au détriment de la flexibilité opérationnelle ni de la rentabilité.

Les exigences opérationnelles limitent la flexibilité du travail hybride et restreignent la capacité de réduire les impacts environnementaux. Les nouvelles technologies, et des méthodes plus sophistiquées de les mettre en œuvre, peuvent contribuer à relever ce défi, mais de nombreuses entreprises auront besoin de l’appui de partenaires de l’écosystème pour réussir.

À mon avis, la seule façon pour les entreprises de réduire l’écart en matière de durabilité est de concevoir soigneusement un modèle hybride qui tienne compte des objectifs et exigences de durabilité de l’organisation.

Certains facteurs seront communs à tous : sécurité accrue, analytique supérieure, gestion des parties prenantes et bien-être des employés sont incontournables dans la conception d’un modèle de travail hybride durable.

Et n’oublions pas les aspects intangibles de la création d’un milieu de travail durable : l’EDI, l’impact environnemental et les autres enjeux sociaux qui sont tout aussi fondamentaux pour les entreprises que tous les autres facteurs.

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