Pour remédier aux faibles niveaux de précipitations, le gouvernement de Dubaï procède à l’ensemencement des nuages depuis un certain temps déjà. Certaines personnes ont suggéré que cela était à l’origine de la tempête de grêle et des pluies diluviennes sans précédent survenues mardi, qui ont enregistré 10 pouces de pluie à Al Ain — la plus grande quantité en 24 heures depuis 1949.
L’ensemencement des nuages — un procédé consistant à implanter des produits chimiques dans les nuages — fonctionne seulement lorsqu’il y a de l’humidité dans l’atmosphère et des nuages dans le ciel. Cela augmente la quantité de précipitations, accélère la condensation de l’eau et comble le déficit dans une région perpétuellement aride, comme les Émirats arabes unis, où les températures estivales dépassent les 50 °C.
Cependant, des experts ont déclaré que la cause des précipitations était un phénomène naturel exacerbé par les changements climatiques. Ils ont qualifié ce « phénomène anormal » de « compression de pression » de l’air, causée par un système de basse pression en surface et dans la haute atmosphère simultanément.
La compression a été aggravée par deux facteurs opposés : des températures plus froides que la chaleur atmosphérique normale en altitude et des températures du sol plus chaudes provoquées par la chaleur entrante des mers avoisinantes. Cela a donné lieu à un puissant orage.
Préparez-vous à plus
Les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent fréquents ces dernières années. Au cours des trois à quatre dernières années, il y a eu des événements dévastateurs comme le dépassement de 40 °C de la température maximale au Royaume-Uni, des tornades au Bengale occidental en Inde, des inondations et des sécheresses dans le Queensland en Australie, des blizzards aux États-Unis et une hausse du niveau des mers à l’échelle mondiale en raison d’El Niño en 2023.
Ce qui s’est passé à Dubaï risque de devenir plus fréquent en raison des effets graves des changements climatiques causés par l’humain.
Les précipitations abondantes augmenteront en raison de l’humidité supplémentaire générée par la hausse des températures dans l’atmosphère. Avec une augmentation simultanée du taux potentiel d’évaporation et de la capacité atmosphérique à retenir cette eau, de tels événements surviendront de plus en plus fréquemment.
Des experts à travers le monde exhortent gouvernements, organisations et citoyens à adopter des initiatives durables pour prévenir les incidents de changements climatiques extrêmes.
Bien qu’une réduction du taux d’émissions de gaz à effet de serre et l’adoption de pratiques de carboneutralité puissent aider, l’adoption d’une économie circulaire est aussi cruciale aujourd’hui. Investir dans des mesures carboneutres, le passage des combustibles fossiles à l’énergie renouvelable, accélérer l’afforestation, adopter un modèle recycler-et-réutiliser et planter des mangroves figurent parmi les moyens de répondre aux préoccupations environnementales.
Par ailleurs, en ce qui concerne la bonne utilisation de la technologie, il existe l’IA–AM, la chaîne de blocs écologique, l’infonuagique, les jumeaux numériques, l’IdO et de nombreuses autres solutions qui contribuent à lutter contre les changements climatiques, à résoudre des problèmes concrets et à adopter des pratiques durables à grande échelle.
Celles-ci fournissent des analyses en temps réel pendant et avant des événements climatiques extrêmes, prédisent les niveaux d’eau lors d’inondations, capturent des images et combattent les catastrophes naturelles telles que les feux de forêt et les séismes, et bien d’autres choses encore.




