La chaîne de blocs verte est-elle la solution aux changements climatiques?

L'informatique durable, la chaîne de blocs verte et d'autres technologies de la chaîne de blocs peuvent-elles aider les plus grands émetteurs de carbone à atteindre leurs objectifs de développement durable (ODD) et à réduire leur impact environnemental?
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Jaydeep Saha
Jaydeep Saha
Global Reporter, HCLTech
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La chaîne de blocs verte est-elle la solution au changement climatique?

Les organisations des secteurs public et privé ont fait de grands progrès vers la durabilité, notamment avec le lancement de l’alliance mondiale des biocarburants lors du sommet du G20 plus tôt le mois dernier. 

Alors que le monde attend la mise en œuvre de ces mesures écologiques pour lutter contre les changements climatiques, les dirigeants mondiaux et les environnementalistes portent désormais leur attention sur la COP28 — le sommet international sur le climat où les impacts environnementaux sont débattus et où des solutions comme la chaîne de blocs dans l’énergie renouvelable sont abordées.

Un sujet qui ne semble pas être à l’ordre du jour lors de ce sommet crucial sur le climat est une interdiction des cryptomonnaies et des importantes émissions de carbone qu’elles génèrent. 

Dans un article paru dans Business Today, Gita Gopinath, directrice générale adjointe du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré : « Il n’est pas question d’interdire les cryptomonnaies, ce qui indique un consensus mondial contre de telles mesures. » 

Les chiffres de 2021 de ScienceDirect révèlent que la consommation annuelle d’électricité des cryptomonnaies s’est élevée à 236×10⁶ MWh. Par exemple, la consommation d’énergie du Bitcoin en juillet seulement variait de 29,96 TWh à 135,12 TWh, soit l’équivalent de la consommation d’énergie de pays comme la Suède et la Thaïlande.  

Les cryptomonnaies consomment chaque année 3 670×10⁶ m3 d’eau, soit plus du double de celui des monnaies conventionnelles, en raison du minage. Le minage génère 139×10⁶ tonnes de CO2-éq d’émissions mondiales de GES, dont entre 25 à 50 millions de tonnes de CO2 annuellement produites aux États-Unis seulement. 

Pour relever ce défi, un large éventail de technologies de nouvelle génération – dont les technologies de chaîne de blocs – sont actuellement développées et déployées pour réduire les émissions de carbone provenant d’actifs comme les cryptomonnaies.

La chaîne de blocs dans l’énergie renouvelable

L’une de ces technologies est la chaîne de blocs écologique, qui est un allié essentiel dans le soutien à l’action climatique. Une chaîne de blocs écologique s’engage envers la neutralité carbone et ne contribue pas aux changements climatiques par les émissions de gaz à effet de serre grâce à son mécanisme de consensus.  

Le mécanisme de consensus de la chaîne de blocs est un programme utilisé pour parvenir à un accord ou à une décision distribuée sur laquelle tous les participants du réseau s’entendent quant à l’état du registre. Cela englobe tous les incitatifs, protocoles et idées qui permettent à un réseau de nœuds d’être d’accord sur l’état d’une chaîne de blocs. Il existe 10 types de mécanismes de consensus, incluant la preuve de travail (PoW) et la preuve d’enjeu (PoS)

Des chercheurs de l’University College de Londres (UCL), Centre for Blockchain Technologies, ont confirmé dans une étude que le mécanisme PoS utilisé par les chaînes de blocs écologiques — et adopté par Ethereum — est écologique et consomme beaucoup moins d’énergie que le PoW du Bitcoin. Le PoW est centralisé et consomme une quantité importante d’énergie et de temps pour une seule transaction.  

La consommation d’énergie d’une chaîne de blocs dépend de son mécanisme de consensus, et c’est ici que la décentralisation est cruciale, car ce facteur influe également sur sa localisation géographique. Elles fonctionnent fréquemment à haute température, donc leur impact environnemental varie selon leur emplacement et la source d’énergie. 

« Nous savons déjà que les solutions de traçabilité basées sur la chaîne de blocs peuvent instaurer la transparence et l’assurance tant attendues au sujet des déclarations environnementales. Mais dans la lutte contre l’écoblanchiment, la chaîne de blocs durable est un facteur clé », affirme Santhosh Jayaram, vice-président principal et chef mondial – Développement durable chez HCLTech. 

La chaîne de blocs et les changements climatiques : qu’est-ce qui la rend verte?

Le mécanisme hashgraph est un algorithme de consensus distribué de prochaine génération et une structure de données utilisant la technologie des registres distribués (DLT). Un DLT est une façon flexible d’enregistrer et de gérer une base de données partagée qui est dupliquée sur un réseau de nœuds ou d’ordinateurs et qui permet un accès, une validation et des mises à jour simultanées des enregistrements à plusieurs endroits.  

Comparativement à un registre centralisé, cette communication décentralisée via des graphes acycliques dirigés (DAG) représente l’historique des transactions ou des événements puisque les arêtes ont une direction et non une chaîne. Cela rend les transactions plus efficaces en matière de stockage de données, plus rapides et plus sécuritaires sur l’ensemble du réseau. Cela élimine la forte consommation de puissance de calcul et la nécessité du minage énergivore utilisé dans les algorithmes PoW.  

« Ayant la plus faible consommation d’énergie comparée aux principales chaînes de blocs, le mécanisme de consensus hashgraph se distingue par la vitesse la plus rapide et le plus grand nombre de transactions par seconde. Ses promesses en matière de durabilité et sa pertinence pour des applications comme l’industrie des crédits de carbone seront à surveiller dans l’avenir », ajoute M. Jayaram. 

Sur son site Web, Hedera affirme, selon une « étude récente menée par l’UCL », qu’il s’agit du réseau public le plus durable en raison de l’efficacité du mécanisme de consensus hashgraph utilisé. La quantité moyenne d’énergie consommée par transaction est de 0,000003 kWh. Hedera et Swirlds™ utilisent ce mécanisme pour faciliter les opérations dans le secteur des soins de santé. 

Dans le secteur de la santé, un DLT hashgraph offre de nombreuses solutions pour la gestion des données et la décentralisation. Étant donné que le DLT est un ensemble de transactions maintenues sous forme décentralisée à travers plusieurs ordinateurs ou nœuds, il offre un niveau élevé de cybersécurité dans une industrie durement touchée par les cyberattaques. 

Un DLT hashgraph permet aussi un estampillage immuable et plus rapide des documents, renforçant ainsi leur sécurité tout en facilitant l’accès. Par conséquent, il améliore les soins aux patients en accélérant la paperasse, en réduisant l’épuisement professionnel et en augmentant les revenus. 

Agir, pactiser, impacter – HCLTech publie son Rapport sur la durabilité 2023

Lire le rapport

Sécurité et durabilité : technologies de la chaîne de blocs

Dans des secteurs comme la santé et les hydrocarbures (O&G), la cybersécurité a toujours été une priorité et, désormais, la durabilité grimpe sur cette liste, alors que la chaîne de blocs et les changements climatiques occupent le devant de la scène.

Si une société d’hydrocarbures (O&G) ou une organisation du domaine de la santé passe d’opérations traditionnelles à une approche plus sécuritaire et écologique qui tient compte des changements climatiques, les chaînes de blocs vertes — utilisant le mécanisme hashgraph — sont le bon choix. 

Le choix avisé dépend ultimement de la priorité donnée au suivi de la durabilité ou à l’optimisation globale des opérations.  

Le mécanisme hashgraph permet un traitement plus rapide des transactions et une consommation d’énergie réduite. Cette rapidité peut réduire de façon considérable les coûts d’exploitation des sociétés O&G. De plus, le mécanisme de consensus du hashgraph améliore la cybersécurité « zéro confiance ». 

Une chaîne de blocs verte s’avère donc un choix judicieux pour les différentes industries qui cherchent à adopter des pratiques durables et à réduire leur impact environnemental, car elle allie rapidité, pratiques durables, efficacité des coûts et sécurité « zéro confiance ».

Avec la montée et la sophistication accrue des cyberattaques à l’échelle mondiale, la sécurité « zéro confiance » du hashgraph s’impose comme une solution robuste puisqu’elle repose sur des techniques cryptographiques qui assurent la sécurité des données « zéro confiance ».  

Cela crée une chaîne immuable qui protège contre les altérations non autorisées, tandis que des technologies de chaîne de blocs, comme des algorithmes alimentés par l’IA, surveillent en temps réel les accès aux données. Résultat : une forteresse d’intégrité des données qui assure aux parties prenantes la véracité inaltérée de leurs informations, tout en contribuant à concrétiser la promesse d’un avenir plus durable. 

Avec la contribution de Prasanna Dinesh N 

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