Unifier ESG et GTRF pour la durabilité

ESG, mieux connu sous le nom d’Environnement, durabilité et gouvernance, représente un ensemble de politiques, de processus et de normes visant à améliorer l’efficacité opérationnelle d’une organisation.
4 minutes de lecture
Kshitiz Agrawal
Kshitiz Agrawal
Adjoint(e) au directeur
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Une approche globale de l’ESG et de la gestion des risques liés aux tiers

Face à l'évolution constante des conditions sociales et climatiques ainsi qu'à l'accroissement des perturbations, la nécessité d'un cadre commercial solide et concret n'a jamais été aussi critique. De nombreux organismes gouvernementaux se concentrent désormais sur les risques environnementaux. Ce changement est évident dans des actions telles que l'alignement de l'administration Biden avec l'accord de Paris sur le climat et la décision de l'UE de faire de l'ESG un mandat réglementaire. Toutes les grandes économies se préoccupent désormais de l'impact des risques environnementaux sur les entreprises.

ESG, mieux connu sous le nom d’Environnement, durabilité et gouvernance, représente un ensemble de politiques, de processus et de normes visant à améliorer l'efficacité opérationnelle d'une organisation. Cela se fait en évaluant l’impact des activités d’une organisation sur divers intervenants, notamment les employés, l’environnement et le climat.

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La composante « Environnementale » de l’ESG évalue l’impact environnemental d’une organisation, en tenant compte de facteurs tels que les émissions de carbone, la consommation d’eau et les niveaux de pollution.

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La composante « Environnementale » de l’ESG évalue l’impact environnemental d’une organisation, en tenant compte de facteurs tels que les émissions de carbone, la consommation d’eau et les niveaux de pollution. La composante « Sociale » se concentre sur l’impact de l’organisation sur des parties prenantes telles que les investisseurs, les ressources et les employés. La composante « Gouvernance », quant à elle, porte sur la structure de gouvernance de l’organisation, les examens du conseil d’administration et les politiques d’entreprise. De plus, les investisseurs et les analystes surveillent la durabilité et l’impact éthique d’une organisation à l’aide du cadre ESG. Les résultats de ces critères ESG aident les analystes et les investisseurs à identifier les organisations dont la vision, les valeurs et les objectifs sont alignés avec les leurs. Les organisations ayant de meilleurs résultats sur les paramètres ESG sont considérées comme plus durables, ce qui a un impact direct sur leur performance financière et leur capacité à collaborer avec les dirigeants d’entreprise et les investisseurs.

Les membres du G20 représentent près de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cependant, les dirigeants d’entreprise mondiaux se concentrent désormais sur la croissance durable. Le forum du G20 s’est engagé à réduire les émissions brutes de 80 %, un engagement soutenu par leurs gouvernements respectifs. L’introduction de réglementations et de normes ESG comme la SFDR, la NFRD, la taxonomie de l’UE, la Loi sur les sociétés, article 135(m) de 2013 et le SASB ont contraint les organisations à suivre la voie de la croissance durable. Les organisations mettent désormais en œuvre des mesures pour réduire les émissions de GES, se concentrer sur le climat et inclure la diversité. Par exemple, HCLTech vise à atteindre la carboneutralité d’ici 2040 avec une réduction de 50 % des émissions absolues de scope 1 et scope 2 d’ici 2030 par rapport au niveau de référence de 2020.

Alors que l’intérêt pour les enjeux ESG grandit, les dirigeants doivent également adopter une approche globale de la mise en œuvre de leurs engagements ESG dans le cadre de leurs programmes TPRM. Cette approche aidera les entreprises à réaliser leur potentiel pour ouvrir la voie à un avenir durable. Mais la question demeure, comment y parvenir ?

La réponse réside dans la création d’un cadre de gestion des risques ESG. Ce cadre doit couvrir les compétences traditionnelles en gestion des risques telles que les risques contractuels, les risques opérationnels, les risques de conformité et les risques réglementaires, ainsi que tous les aspects des risques ESG, comme le risque climatique, le risque juridique, le risque structurel, le risque de conformité et les risques liés à la protection des données.

Du point de vue du TPRM, le cadre devrait se concentrer sur les profils de risques actuels, la manière dont les tiers sont utilisés et gérés, les règlements en vigueur et les directives ESG de l’organisation. Pour couvrir les risques ESG, les organisations devraient commencer par identifier les risques ESG au sein de leurs fournisseurs, comprendre la portée des services fournis et la menace qu’ils représentent pour l’organisation. Cela peut être réalisé en effectuant une évaluation des risques du fournisseur.

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L'évaluation des risques doit porter sur les domaines suivants :

  1. Éthique et conformité : Il est essentiel d’identifier les tiers dont l’éthique commerciale est alignée avec celle de l’organisation.
  2. Risques environnementaux : Les organisations doivent connaître les risques environnementaux posés par leurs fournisseurs.
  3. Droits de la personne : Les mesures nécessaires doivent être prises afin de s’assurer que le fournisseur respecte toutes les lois sur les droits de la personne et n’est pas impliqué dans des pratiques contraires à l’éthique telles que la discrimination fondée sur le genre, l’esclavage moderne, etc.
  4. Lutte contre la corruption et la fraude : Les organisations doivent s’assurer que tous leurs fournisseurs ne participent à aucune activité négative telle que la corruption ou la fraude. Cela peut être réalisé en effectuant des vérifications approfondies des antécédents et des contrôles de lutte contre la corruption et la fraude.
  5. Protection des données : Les organisations doivent veiller à la protection des données sensibles et confidentielles. Les fournisseurs doivent donc être évalués en fonction des mesures de protection mises en place afin de prévenir toute perte de données.

La surveillance et la production de rapports continues sont également des aspects clés du cadre de gestion des risques ESG. Les organisations doivent s’assurer que tous les enjeux identifiés lors de l’évaluation sont suivis et atténués. En outre, l'organisation doit se concentrer sur l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de procédures documentées pour toutes les normes liées à l’ESG. Cela contribuera à renforcer la gestion des tiers et à maintenir la documentation nécessaire pour les audits et la production de rapports. En outre, la promotion d’initiatives ESG aidera l’organisation à favoriser une culture ESG.

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En intégrant l’ESG au TPRM, les organisations ne se contentent pas de se conformer aux normes et réglementations, elles créent aussi de la valeur pour elles-mêmes. Voici quelques avantages :

  1. Croissance des revenus : La durabilité est un facteur clé dans les décisions d’achat. Ainsi, une solide réputation ESG aidera l’organisation à attirer de nouveaux clients, à pénétrer de nouveaux marchés et à fidéliser ses clients.
  2. Viabilité financière : Une entreprise est plus susceptible d’être un partenaire de confiance si elle s’engage envers l’environnement et les droits de la personne. De bonnes pratiques de durabilité ont souvent un impact positif sur les affaires.
  3. Meilleure productivité : Les travailleurs sont plus dévoués à leur employeur lorsqu’ils sont traités équitablement. Une solide proposition ESG peut aider les entreprises à attirer et à retenir les meilleurs talents, à améliorer l'engagement des employés en développant un sentiment de mission et à accroître la productivité globale.
  4. Réputation positive : Un fournisseur qui adhère aux principes ESG est moins susceptible de provoquer des situations telles que des conséquences environnementales qui pourraient nuire à la réputation de votre organisation.
  5. Agilité : Les tiers ou les fournisseurs qui respectent les normes ESG sont moins susceptibles d’être perturbés par des changements socio-réglementaires ou des conséquences environnementales.

« Il y a beaucoup à considérer à l’intersection des affaires et du travail social. Il s’agit de gagner beaucoup d’argent tout en ajoutant beaucoup de valeur à la vie des gens et en rendant le monde meilleur. »

- Hendrith Vanlon Smith Jr, PDG de Mayflower-Plymouth

Avec un cadre ESG solide et réaliste pouvant être jumelé à une évaluation et à une surveillance des risques liés aux tiers, il sera plus facile de respecter les normes ESG, de promouvoir les programmes de durabilité et d'améliorer les résultats d'affaires.

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