Échange de données informatisé à l’ère numérique

Comment l’Échange de données informatisé (EDI) adopte-t-il les technologies numériques pour demeurer pertinent à l’ère numérique
5 minutes de lecture
Niraj Thakur
Niraj Thakur
Directeur principal des solutions, HCLTech
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Échange de données informatisé à l’ère numérique

L’EDI (échange de données informatisé) est un pilier de la communication interentreprises (B2B) depuis des décennies. Il a révolutionné la façon dont les entreprises échangent de l’information. Il simplifie l’échange de données structurées entre des organisations, réduisant la saisie manuelle et accélérant les processus d’affaires.

Au fil des ans, l’EDI a évolué pour répondre aux besoins changeants du monde des affaires. Le marché de l’EDI continuera de demeurer solide dans les prochaines années. Selon une étude de marché, le marché de l’EDI devrait passer de 30,67 milliards de dollars en 2023 à 64,79 milliards de dollars d’ici 2031. Le marché devrait doubler au cours des 7 à 8 prochaines années, avec un TCAC de 9,8 %.

De plus, la taille du marché des logiciels EDI devrait augmenter de 1,98 milliard de dollars en 2023 à 4,52 milliards de dollars d’ici 2030, affichant un impressionnant TCAC de 12,5 %.

Cet article explore certaines tendances clés illustrant comment l’EDI, souvent qualifié de technologie du passé, adopte les technologies numériques pour rester pertinent et prédominant à l’ère numérique.

1.  Émergence de solutions EDI infonuagiques

Aujourd’hui, de nombreux fournisseurs de solutions se concentrent sur le développement de solutions EDI basées sur le cloud. Voici quelques caractéristiques qui expliquent leur popularité et leur adoption généralisées :

  1. Infrastructures infonuagiques : Les solutions EDI cloud s’appuient sur une infrastructure infonuagique fournie par des fournisseurs de services tiers, garantissant des fonctions et une disponibilité de sécurité inégalées. Cela permet aux organisations d’éviter les tracas liés à l’investissement et à la gestion de leur propre matériel et logiciel EDI sur site.
  2. Services par abonnement : Les organisations s’abonnent à des services EDI cloud en mode paiement à l’utilisation ou par abonnement. Ce modèle de tarification permet de prévoir les coûts et réduit les investissements initiaux associés aux infrastructures EDI traditionnelles. De plus, ces solutions offrent la flexibilité d’augmenter ou de réduire le service selon les besoins saisonniers, par exemple lors de la gestion d’un volume de commandes supérieur durant des périodes achalandées.
  3. Accessibilité mondiale : Les systèmes EDI infonuagiques sont accessibles partout avec une connexion Internet. Cette accessibilité à distance est particulièrement précieuse pour les organisations disposant d’équipes distribuées ou devant gérer les processus d’EDI à l’extérieur de leurs bureaux principaux.

2. Adoption accrue des API

Les API facilitent la circulation transparente des données entre divers systèmes. Les API et les EDI peuvent fonctionner ensemble pour offrir à l’entreprise des capacités d’échange de données B2B flexibles et efficaces. Voici quelques exemples où les API peuvent travailler de concert avec l’EDI afin de créer des processus B2B améliorés.

  1. Suivi des expéditions : Un prestataire logistique gère les expéditions pour divers clients et reçoit des mises à jour du statut des transporteurs par des transactions EDI 214. L’entreprise développe une API de suivi d’expédition à l’intention des clients afin d’offrir une visibilité en temps réel sur leurs livraisons. Les clients peuvent accéder à l’API pour recevoir des renseignements actualisés sur leurs expéditions.
  2. Mises à jour du catalogue de produits : Une plateforme de commerce électronique utilise l’EDI traditionnel pour recevoir les catalogues des fournisseurs. Elle met en place une API de catalogue de produits afin de s’assurer que son catalogue en ligne demeure à jour avec les dernières informations. Cette API se connecte aux systèmes des fournisseurs et met automatiquement à jour le catalogue en ligne lors de l’ajout ou la modification de produits.

Les plateformes unifiées qui combinent l’EDI, les API et l’intégration d’applications prendront de plus en plus d’importance au cours des prochaines années.

3. Libre-service pour les partenaires commerciaux

Les organisations renforcent de plus en plus leur collaboration avec leurs partenaires en développant des interfaces ou des plateformes Web permettant à leurs partenaires commerciaux de gérer de façon autonome certaines de leurs tâches, transactions et informations liées à l’EDI. Voici ce que recouvre cette tendance :

  1. Auto-intégration : Les portails libre-service offrent souvent des outils et des modèles pour intégrer de nouveaux partenaires. Par exemple, un grand détaillant peut fournir une interface Web permettant à ses fournisseurs de s’auto-intégrer à la plateforme EDI en saisissant les informations essentielles (ID partenaire, messages à transmettre, protocoles de communication à utiliser, etc.), déclenchant ainsi la configuration de la connexion.
  2. Soumission et validation de documents : Les partenaires peuvent soumettre des documents EDI, tels que des commandes, des factures et des avis d’expédition, via le portail. Le portail peut inclure des contrôles de validation afin de garantir l’exactitude des données et la conformité aux normes EDI.
  3. Suivi des transactions : Les portails libre-service offrent des outils de suivi en temps réel permettant aux partenaires de visualiser le statut de leurs transactions et échanges de documents. Cette visibilité réduit la nécessité de demandes d’information et de suivis de statut.
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4. Accessibilité mobile croissante

L’accessibilité mobile permet aux utilisateurs d’accéder en tout temps aux systèmes et données EDI de leur organisation à partir d’un téléphone intelligent ou d’une tablette. Ceci est particulièrement pertinent pour ceux qui doivent effectuer des tâches liées à l’EDI en déplacement, à l’extérieur du bureau ou en télétravail. Les applications et plateformes mobiles procurent une visibilité en temps réel sur les transactions EDI et les échanges de données. Les utilisateurs peuvent consulter les transactions, répondre aux alertes et surveiller les échanges de données à tout moment, améliorant la réactivité et réduisant les retards dans les processus critiques.

5. Adoption de la RPA 

L’automatisation robotisée des processus (RPA) est une technologie qui automatise les tâches répétitives et basées sur des règles au moyen de robots logiciels. La RPA peut être implantée pour rationaliser et optimiser divers processus liés à l’EDI, comme illustré ci-dessous :

  1. Rapports automatisés : Des robots peuvent être créés pour générer des rapports automatisés relatifs aux transactions EDI, aux indicateurs de performance et à la conformité aux accords de niveau de service (SLA). Les rapports peuvent être envoyés aux parties prenantes à intervalles réguliers.
  2. Accusés de réception de commandes : La RPA peut automatiser la création et l’envoi d’accusés de réception de commande, confirmant la réception et l’engagement de traiter la commande.
  3. Gestion des exceptions : Les robots RPA peuvent être programmés pour repérer des écarts dans les transactions EDI et déclencher des actions prédéfinies, comme l’envoi d’alertes ou l’acheminement de la transaction à une révision manuelle.

6. Émergence de standards sectoriels

L’émergence de normes sectorielles spécifiques, dont certaines sont présentées ci-dessous, promet de transformer en profondeur les processus EDI.

PEPPOL, qui signifie Pan-European Public Procurement Online, vise à rationaliser et à standardiser les processus d’approvisionnement électronique à travers l’Europe et à faciliter le commerce transfrontalier. PEPPOL est largement utilisé en Europe et appuyé par de nombreux gouvernements et organismes publics pour l’approvisionnement et la facturation électroniques. Il simplifie le commerce interfrontières en offrant un cadre commun et des spécifications permettant aux entreprises d’échanger des documents électroniques avec des entités publiques et d’autres sociétés européennes. Bien que PEPPOL ne soit pas une norme EDI comme EDIFACT ou ANSI X12, il facilite l’utilisation de divers standards et formats EDI pour l’échange de documents à l’intérieur de son cadre.

HL7 FHIR (Fast Healthcare Interoperability Resources) est une norme émergente pour l’échange de données dans le secteur de la santé et vise à améliorer l’interopérabilité ainsi que le partage de données médicales. FHIR est conçu pour faciliter l’échange d’informations médicales, telles que les dossiers de santé électroniques (DSE), entre systèmes, fournisseurs et patients. Comme FHIR utilise des API Web modernes, il peut compléter les processus EDI existants en offrant des capacités d’échange de données plus rapides et flexibles.

Au fur et à mesure que les environnements d’affaires et technologiques évoluent, l’EDI progresse en parallèle. Les organisations sont en voie de déverrouiller des gains d’efficacité et des occasions inédites dans leurs processus EDI en exploitant des formats de données modernes et des normes propres à leur secteur. Les progrès dans des domaines tels que l’IA, l’apprentissage automatique, la chaîne de blocs et l’intégration de l’ viendront renforcer les capacités d’analyse prédictive de l’EDI, optimisant la gestion de la chaîne logistique et la prise de décision. La prochaine décennie promet d’être synonyme d’innovation et de transformation pour l’industrie de l’EDI, alors qu’une foule de technologies du nouvel âge alimenteront sa croissance.

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