Réinventer l’avenir du travail grâce à l’ingénierie numérique

Le milieu de travail a changé. Dans un environnement à distance, comment l’ingénierie numérique soutient-elle la productivité continue et l’interaction humaine?
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Nicholas Ismail
Nicholas Ismail
Global Head of Brand Journalism, HCLTech
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Ingénierie numérique

La technologie s’est infiltrée dans presque toutes les entreprises. Cela a accéléré la nécessité de repenser le lieu de travail et de doter la main-d’œuvre des compétences nécessaires pour profiter des technologies disponibles. Tout cela se déroule dans un contexte de pénurie de talents en technologie. L’écart actuel de 4,46 millions de professionnels de la technologie devrait presque doubler pour atteindre 8,04 millions d’ici 2026, selon Zinnov.

Le développement d’outils numériques grâce à l’ingénierie numérique peut aider les organisations à réimaginer l’ensemble de leur écosystème de travail en apportant une plus grande flexibilité et résilience, libérant ainsi la main-d’œuvre des contraintes physiques qui existaient traditionnellement.

Selon l’Institut pour l’ingénierie numérique (IDE), la nouvelle capacité émergente en ingénierie numérique « est la fusion des technologies numériques avancées et des meilleures capacités d’ingénierie de produits, permettant de réaliser des processus lourdement dépendants des ressources physiques dans un environnement numérique ».

« Concevoir de nouveaux outils numériques favorise l’adoption de technologies émergentes comme l’IA, la RV et l’infonuagique, qui redéfinissent le travail. Cela aide à libérer la créativité des employés en leur donnant une marge de manœuvre numérique pour expérimenter et innover, » explique Vijay Guntur, président, services d’ingénierie et R&D chez HCLTech.

Les organisations en sont conscientes, les dépenses en ingénierie numérique devraient doubler entre 2025 et 2030, dépassant les 2 000 milliards de dollars.

Pour profiter des nouveaux produits et services issus des équipes d’ingénierie numérique, les employés doivent être préparés et posséder les compétences nécessaires pour réussir.

Par exemple, traditionnellement, un ingénieur de terrain devait travailler sur place. Maintenant, il peut effectuer tout ce travail dans un environnement virtuel. Pour opérer dans ce nouvel environnement, les ingénieurs doivent maintenant se former à différentes technologies qui peuvent les soutenir, notamment l’utilisation de la RA ou de la RV pour détecter et résoudre des problèmes à distance.

« Il y a une énorme opportunité et un besoin de perfectionnement. Premièrement, pour les entreprises qui créent de nouveaux produits et services. Deuxièmement, pour les organisations utilisatrices, qui peuvent exploiter ces compétences pour rendre leurs employés et leur personnel plus efficaces et techniquement aptes », poursuit Guntur.

Le perfectionnement va toutefois au-delà de l’enseignement de compétences techniques : les compétences numériques et interpersonnelles deviennent centrales dans les organisations axées sur les données.

Soutenir le travail à distance grâce à l’ingénierie numérique

Le travail à distance et hybride s’installe de façon pérenne.

L’ingénierie numérique est une pièce maîtresse pour assurer la continuité de ce nouveau mode de travail, en permettant la connectivité et la productivité requises au quotidien.

« L’ingénierie numérique crée les outils et les processus pour que les gens se réunissent et travaillent ensemble », déclare Guntur.

En plus du développement de nouveaux outils et de points de contact numériques qui facilitent le travail à distance, les dirigeants sont sous pression pour créer une culture axée sur les données afin d’exploiter au mieux les données à leur disposition. Les données peuvent complètement transformer le lieu de travail de demain lorsqu’elles sont bien utilisées pour la prise de décision.

Une culture axée sur les données consiste à combiner plusieurs sources de données de manière à fournir des informations utiles et une valeur instantanée. Cela permet de surmonter les défis liés à l’extraction d’informations provenant de sources multiples (et souvent complexes), à la sélection des bons outils d’analyse pour comprendre les besoins des employés, à travailler avec différents formats et à relever les enjeux de confidentialité et de sécurité des données.

Guntur explique : « En travaillant à distance, nous devons générer et récolter suffisamment de données des outils de collaboration pour garantir que le travail est cohérent et de la haute qualité attendue par nos clients. Aujourd’hui, les dynamiques de travail traditionnelles en présentiel ont été remplacées par les données. »

Il poursuit : « Nous avons déployé une solution pour le lieu de travail appelée Nippon, qui est utilisée régulièrement par 100 000 personnes pour contribuer des données dans notre système. Cela donne un aperçu de leur productivité sur certains chargés de travail, produits et systèmes, et garantit l’efficacité du travail à distance. »

L’apparition de nouveaux rôles

Avec ces nouvelles organisations axées sur les données adoptant de nouvelles technologies, de nouveaux rôles et responsabilités vont émerger.

Les compétences en IdO et en apprentissage automatique (AA) sont déjà très recherchées, et cette tendance va perdurer dans les années à venir.

Selon le rapport mondial McKinsey 2022, les secteurs technologiques dominent l’adoption de l’IA, tandis que le développement de produits et les opérations de services sont les fonctions de l’entreprise qui ont le plus profité de l’IA appliquée.

La chaîne de blocs, le métavers et la cybersécurité sont les piliers du Web 3.0, et les emplois associés à ces domaines offriront des occasions.

En plus de cela, l’infonuagique et l’analyse de données représentent un autre domaine important qui soutiendra l’ensemble du cycle d’innovation.

« En plus de cela, les compétences axées sur l’expérience utilisateur et la conception, y compris le comportement humain et l’interaction, deviendront prioritaires. On verra de plus en plus de gens possédant ces compétences, car les interactions en personne sont remplacées par les interactions à distance », explique Guntur.

Il ajoute : « De plus, davantage de gens occuperont des rôles de gestionnaires de produit, développant de nouvelles technologies et capacités pour les clients. »

Éviter l’épuisement professionnel et retenir les talents en ingénierie numérique

Lorsque les entreprises adoptent de nouvelles technologies, le rythme du changement peut être rapide. Cela peut provoquer un véritable choc culturel chez ceux qui utilisent ces nouveaux outils et n’y sont pas habitués. Cela amène également des défis pour les personnes développant ces technologies, les ingénieurs numériques, qui subiront une pression croissante pour les maintenir.

Dans cet environnement, le taux de roulement élevé est un défi. Préparer les employés à réussir est la seule manière de conserver les meilleurs talents technologiques.

Pour ce faire, les organisations doivent définir les bons indicateurs de performance (KPI) pour les ingénieurs passionnés et compétents, tout en confiant les tâches routinières à des technologies automatisées, ce qui est devenu extrêmement important.

L’automatisation robotisée des processus (RPA) et d’autres technologies d’automatisation documentaire peuvent être utilisées pour réduire l’épuisement chez les ingénieurs numériques. L’intégration sur mesure et la conscience du contexte peuvent entraîner une amélioration exceptionnelle de la productivité. Par exemple, iDoRAN de HCLTech peut opérationnaliser et automatiser la documentation statique ainsi que les processus manuels, ce qui permet le traitement de données complexes et l’intégration d’intelligence d’affaires en temps réel.

La réduction des tâches répétitives et routinières, qui ajoutent peu de valeur, permettra aux entreprises de créer des gains d’efficacité, permettant aux employés de se concentrer sur des activités plus stimulantes et à fort impact qui valorisent mieux leurs compétences. Cela se traduira par une plus grande satisfaction des employés.

Selon Guntur, « offrir des occasions d’avancement professionnel peut être une stratégie à long terme pour retenir les talents de grande qualité. Cela garantit que les employés conservent une motivation intrinsèque ».

 

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La polyvalence et le perfectionnement peuvent aussi entraîner des gains de productivité et de rétention. « L’ingénierie numérique offre en permanence aux gens des occasions de se perfectionner, d’apprendre et de faire des choses nouvelles et meilleures », indique Guntur.

Il ajoute : « Au-delà du travail, il y a pour les organisations une occasion de repenser comment elles peuvent connecter leurs employés aux collectivités locales et à la planète, leur permettant de participer et de contribuer à une mission plus large, à l’extérieur du travail. »

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