Résumé
Le monde devient de plus en plus numérisé et interconnecté, mais cette interconnexion est souvent liée à des vulnérabilités cybernétiques et à des interruptions opérationnelles, ce qui perturbe les données d'affaires sensibles et ternit la réputation des organisations. Les organisations du monde entier sont continuellement menacées de perturbation de nouvelles façons.
Avec les turbulences économiques mondiales persistantes, les pandémies, les événements climatiques et les événements géopolitiques qui élargissent le paysage des menaces, les organisations ont un urgent besoin de mettre en place des plans de résilience habilités par la technologie. Elles ont besoin de moyens et d’outils pour déchiffrer leur posture de résilience – à la fois opérationnelle et cyber – afin d’étendre leur filet de sécurité et leur capacité à détourner de potentielles perturbations d’affaires.
La réduction des risques et la mise en place de la résilience cybernétique et opérationnelle sont essentielles pour protéger l'intégrité opérationnelle d'une organisation et ses actifs TI. De nombreuses stratégies permettent cela, et la gestion du cycle de vie technologique en est une.
La gestion du cycle de vie technologique (TLM) est un mécanisme permettant de gérer les actifs TI depuis l’acquisition et l’adoption jusqu’à la mise hors service. Elle vise à optimiser la performance, la rentabilité et la sécurité de ces actifs tout au long de leur vie opérationnelle tout en assurant leur conformité aux objectifs d’affaires. La TLM crée un cadre résilient qui s'adapte aux menaces et aux enjeux opérationnels changeants en gérant les relations avec les fournisseurs et en prévenant l’obsolescence technologique par le maintien de la compatibilité des systèmes.
Résilience cybernétique et opérationnelle – Impératifs dans la gestion du cycle de vie technologique
La résilience cybernétique désigne la capacité d'une organisation à identifier, à réagir et à se rétablir rapidement après un incident de sécurité TI. Développer la résilience cybernétique implique d’élaborer un plan axé sur les risques et qui part du principe que l’entreprise sera confrontée à un moment ou à un autre à une brèche ou une attaque.
La résilience opérationnelle se définit comme des initiatives qui élargissent les programmes de gestion de la continuité des activités afin de se concentrer sur les impacts, l’appétit pour le risque et les niveaux de tolérance liés à la perturbation de la prestation de produits ou services auprès des parties prenantes internes et externes (comme les employés, clients, citoyens et partenaires).
Lorsqu’une certaine technologie (matériel, logiciel, intergiciel, bases de données, plateformes, etc.) atteint ses phases de fin de vie utile (EoL) ou de fin de support (EoS), les organisations font face à d’importants obstacles qui nuisent à leurs opérations, leur posture de sécurité et leur conformité. Certains de ces obstacles sont critiques à comprendre et il faut s’assurer qu’ils n’affectent pas les opérations courantes, et que la haute direction puisse atténuer les risques cybernétiques grâce à une planification stratégique et à une gestion des risques :
- Vulnérabilités de sécurité : Les technologies EoL et EoS ne bénéficient plus de mises à jour ou de correctifs, exposant ainsi les systèmes aux plus récentes vulnérabilités en cybersécurité. Par exemple, un logiciel qui ne reçoit plus de mises à jour de sécurité devient vulnérable aux attaques, ce qui entraîne des brèches de données et de systèmes.
- Goulots d’étranglement en conformité : L’utilisation de technologies EoL ou EoS peut entraîner une non-conformité aux règlements de l’industrie, en particulier ceux qui exigent des mesures de sécurité à jour. Les organisations risquent de faire face à des sanctions juridiques, des amendes salées et des atteintes à leur réputation pour ne pas maintenir des systèmes conformes. Par exemple, les établissements de santé qui reposent sur des logiciels non pris en charge risquent d’enfreindre les règlements HIPAA, entraînant des amendes importantes.
- Problèmes opérationnels : L'utilisation de technologies patrimoniales ou non prises en charge peut entraîner des problèmes système soudains, menant à du temps d’arrêt, à une productivité réduite et à des perturbations d’affaires. Les actifs matériels EOS pourraient ne pas s’intégrer aux nouvelles technologies spécialisées, ce qui nuit aux processus d’affaires et compromet l’expérience client. Par exemple, l’équipement réseau patrimonial incompatible avec de nouveaux logiciels risque de rendre l’ensemble du réseau instable avec des problèmes de connectivité.
- Coûts augmentés : Maintenir et appuyer du matériel ou des logiciels EoL/EoS coûte beaucoup plus cher que d’investir dans des technologies nouvelles ou spécialisées. Les organisations éprouvent des difficultés à réduire leurs coûts opérationnels en raison du besoin de soutien ciblé et de solutions sur mesure pour maintenir la fonctionnalité ou réduire les temps d’arrêt.
Les mises à niveau technologiques, bien qu’omniprésentes pour l’amélioration des performances et de la sécurité, posent toute une série de défis aux clients. Une courbe d’apprentissage abrupte, combinée à des problèmes de compatibilité aggravés par des vulnérabilités opérationnelles et de sécurité, constitue des obstacles de taille pour les DSI. Les principaux défis auxquels font face les organisations dans la gestion du cycle de vie technologique comprennent :
- Une visibilité insuffisante de l’environnement TI entraîne un mauvais usage des ressources, des pannes et des retards de livraison de projet
- Des actifs TI désuets posent des risques importants, y compris des vulnérabilités et des violations de conformité
- Coûts de soutien élevés pour le matériel ou la technologie désuète
- Compétences spécialisées requises pour gérer le cycle de vie technologique
- Outils et pratiques d’automatisation incohérents, appliqués aux phases de conception, d’intégration applicative et d’exploitation
- Organisations guidées par un budget CAPEX, la mise à jour technologique tend à être reléguée au second plan
- Aucune validation de la compatibilité des applications avec les nouvelles versions
- Problèmes d’opérations où les questions de performance, de capacité et de sécurité sont trop fréquentes, avec une seule approche d’automatisation qui ne convient pas à toutes les applications
Selon une perspective sectorielle, 24 % des budgets TI sont gaspillés chaque année en dettes techniques, ce qui indique que les organisations doivent remédier à leurs technologies vieillissantes.
Déclencheurs clés pour les services TLM
La dynamique du marché et le besoin de rationaliser les services pour les clients figurent parmi les principaux facteurs qui stimulent la demande pour les services de gestion du cycle de vie. Les facteurs de résilience opérationnelle et cybernétique influent également sur le marché, les clients cherchant à améliorer la performance et la capacité tout en fixant de nouvelles normes de sécurité. La réussite de la mise en œuvre exige une collaboration entre divers services et une évaluation continue en fonction de ces facteurs pour s’assurer que la technologie reste alignée avec les besoins et objectifs en constante évolution des organisations.
Plusieurs tendances propulsent le marché des services de gestion du cycle de vie technologique, notamment :
- Alignement sur la stratégie d’affaires et TI
- Productivité et performance améliorées
- Livraison de services, performance et fiabilité accrues
- Préparation technologique pour de nouveaux besoins d’affaires
- Exigences réglementaires et de conformité
- Gestion des contrats technologiques et des ententes de licence
- Obtenir un avantage concurrentiel sur le marché grâce à l’innovation
Avantages :
La réussite d’un projet de gestion du cycle de vie technologique dépend de divers facteurs, notamment l’alignement aux affaires, les coûts liés à la transformation technologique, la sécurité et la gestion du risque, ainsi qu’une agilité et une flexibilité accrues. Par conséquent, les entreprises doivent bien planifier et exécuter le processus de gestion du cycle de vie technologique et se doter d’une feuille de route claire pour assurer une transition harmonieuse et minimiser les perturbations. Cependant, il faut être conscient des défis et les traiter rapidement pour assurer une gestion sans faille du cycle de vie technologique. Le programme de gestion du cycle de vie technologique offre d’immenses avantages aux organisations pour concrétiser leur feuille de route de transformation numérique, car il propose une approche en plusieurs phases qui simplifie et optimise le cycle de vie de l’infrastructure et prend en compte les risques associés.
- Atténuation des risques et des écarts, et plans de contingence : Sécurise les systèmes TI qui stockent, traitent ou transmettent l’information organisationnelle
- Prise de décision améliorée : Réduction de la dette technique et amélioration de l’information utilisée pour la prise de décisions et la planification de renouvellements
- Réduction du coût total de possession (TCO) : Permet à l’entreprise de planifier et budgéter à la fois l’acquisition technologique et les coûts supplémentaires associés à son utilisation
- Services TI sans interruption pour les affaires : Offrir à l’entreprise une technologie sous-jacente sécurisée et haute performance
- Maturité des versions : Planifier, tester et valider une nouvelle version bien à l’avance pour s’assurer de l’alignement de l’infrastructure avec les lignes directrices du cycle de vie des OEM et les exigences de sécurité
Comment nous assurons la résilience et la transformation des entreprises
En gérant efficacement le cycle de vie technologique et en priorisant la résilience opérationnelle et cybernétique, les organisations peuvent atténuer les risques, améliorer l’efficacité et protéger leurs actifs numériques. Une stratégie TLM bien conçue est essentielle pour maintenir une infrastructure numérique sécurisée et résiliente dans le contexte moderne où le paysage des menaces est à son apogée.
HCLTech possède déjà des références éprouvées et une nette longueur d’avance dans la prestation de ces services à ses clients, avec son expertise en migration de portefeuille patrimonial, ses ressources formées et certifiées, des partenariats à 360 degrés avec tous les hyperscalers et autres OEM, des architectes-conseils expérimentés qui guident la migration/l’actualisation du parc patrimonial (EOL/EOSL) des clients et des accélérateurs et PI pour faciliter les activités de modernisation et de mise à jour.
Pour en savoir plus, veuillez nous écrire à HCBU-PMG@hcltech.com.
Références :
- https://www.leanix.net/en/wiki/trm/what-is-end-of-life-vs-end-of-support
- https://www.pwc.com/us/en/services/consulting/cybersecurity-risk-regulatory/tech-and-operational-resilience.html
- https://www.gartner.com/en/information-technology/glossary/operational-resilience
- https://www.cisco.com/c/en/us/solutions/hybrid-work/what-is-cyber-resilience.html
- https://www.leanix.net/en/wiki/trm/what-is-technology-risk
- https://www.leanix.net/en/wiki/trm/technology-lifecycle-management
- https://www.bcg.com/publications/2020/increasing-odds-of-success-in-digital-transformation
- https://www.leanix.net/en/download/the-5-types-of-obsolescent-tech
- https://www.cio.com/article/418987/8-top-priorities-for-cios-in-2023.html
- https://www.leanix.net/en/download/the-5-types-of-obsolescent-tech


