Les systèmes IBM i sont la colonne vertébrale des opérations commerciales critiques, gérant des données hautement sensibles et des applications essentielles dans des secteurs tels que la banque, la fabrication, le commerce de détail et les soins de santé. Bien que la plateforme soit réputée pour sa fiabilité et sa sécurité inhérente, cette confiance a également créé une hypothèse dangereuse : que les systèmes IBM i sont intrinsèquement sécurisés et donc moins vulnérables aux menaces informatiques modernes. Cette hypothèse n’est plus vraie.
La cyberrésilience pour IBM i n’est plus optionnelle—elle est devenue un objectif essentiel pour les entreprises. Les organisations doivent non seulement prévenir les attaques, mais aussi assurer la détection rapide, la reprise et la continuité des opérations. Les approches traditionnelles de sauvegarde et de sécurité sont insuffisantes ; une stratégie proactive en couches qui intègre l’automatisation, les principes de Zero Trust et des capacités fiables de récupération contre les cybermenaces est essentielle pour renforcer la résilience, minimiser les interruptions d’affaires et réagir efficacement à l’évolution des menaces.
Le passage de la sécurité à la cyberrésilience
La sécurité traditionnelle vise à prévenir les attaques. La cyberrésilience va plus loin ; elle garantit que même si une attaque réussit, l’organisation peut détecter, répondre, se rétablir et poursuivre ses opérations avec un minimum de perturbations.
Ce changement est crucial parce que :
- Aucun système n'est complètement à l'abri des attaques
- Les menaces ciblent de plus en plus les environnements interconnectés
- Les opérations commerciales ne peuvent pas se permettre un temps d'arrêt prolongé
Pour les environnements IBM i, la cyberrésilience signifie protéger non seulement le système lui-même, mais aussi :
- Applications et API connectées
- Système de fichiers intégré (IFS)
- Infrastructure de sauvegarde et de récupération
- Couches d’accès utilisateur et d’identité
Pourquoi les environnements IBM i sont de plus en plus à risque
Malgré sa conception robuste, IBM i n'est plus isolé. L'architecture d'entreprise moderne expose les systèmes IBM i à une surface d'attaque plus vaste.
1. Les rançongiciels évoluent
Les rançongiciels ont évolué au-delà du chiffrement des systèmes de production. Les attaquants ciblent maintenant les environnements de sauvegarde, exploitent les identifiants des utilisateurs, même si les systèmes qui y sont connectés peuvent devenir une porte d’entrée.
2. Les sauvegardes traditionnelles ne suffisent plus
Les stratégies de sauvegarde traditionnelles manquent souvent d’immutabilité, ne sont pas testées régulièrement et peuvent être compromises lors d’attaques. Par conséquent, la récupération devient lente ou impossible.
3. Pratiques héritées et erreurs de configuration
Beaucoup d’environnements IBM i dépendent encore de comptes utilisateurs trop privilégiés, de scripts et tâches obsolètes, ainsi que d’une surveillance et d’une vérification faibles. Ces lacunes peuvent silencieusement introduire des vulnérabilités avec le temps.
4. Risque du mirroring HA lors de cyberattaques
Bien que la haute disponibilité (HA) assure la disponibilité lors de pannes de systèmes, elle ne peut différencier les changements légitimes des changements malveillants. Un rançongiciel sur le système principal est rapidement répliqué au système de secours, rendant ainsi les deux systèmes inutilisables.
5. Piliers clés de la cyber-résilience IBM i
Pour survivre face aux cybermenaces modernes, les organisations doivent repenser leur stratégie et aller au-delà de la sauvegarde traditionnelle et de la haute disponibilité, et se concentrer principalement sur “récupérer rapidement des données propres”.
La cyberrésilience comprend la prévention des attaques, la détection des anomalies et une récupération sécuritaire et rapide. IBM Copy Services (comme FlashSystem + Copy Assurance) offrent une stratégie moderne et cyberrésiliente de protection des données.
Principales caractéristiques :
- Copies de données immuables : Les instantanés de données ne peuvent pas être modifiés ni supprimés, ils protègent contre le chiffrement par rançongiciel et la falsification, et fournissent des points de restauration fiables.
- Sauvegardes isolées/avec cloisonnement physique : Les copies de sauvegarde sont complètement isolées des réseaux de production, ce qui empêche les attaquants d'accéder aux données de sauvegarde et est essentiel pour la reprise en dernier recours.
- Sauvegardes automatisées basées sur des instantanés : Des instantanés fréquents et régis par des politiques éliminent la dépendance aux sauvegardes manuelles ou sur bande et permettent une récupération plus rapide (en quelques minutes plutôt qu'en heures/jours).
- Concept de récupération en salle blanche : La restauration a lieu dans un environnement isolé (salle blanche), ce qui garantit qu'aucun logiciel malveillant n'est réintroduit dans la production et permet la validation avant de reprendre les activités.
- Rétablissement plus rapide (faible RTO/RPO) : Cela réduit les temps d'arrêt et assure la continuité des activités, même en cas d'incident cybernétique.
Conclusion
IBM i demeure l'une des plateformes d'entreprise les plus fiables—mais dans le contexte actuel des menaces, la fiabilité doit être renforcée par la résilience.
La cyberrésilience n'est pas une implantation unique; il s'agit d'une stratégie continue qui combine la technologie, les processus et la gouvernance.
HCLTech réalise activement des preuves de concept (PoC) et des preuves de valeur (PoV) afin d'évaluer les technologies émergentes, y compris la cyberrésilience. Selon les résultats de ces évaluations, HCLTech recommande et met en œuvre des solutions adaptées qui répondent le mieux aux exigences spécifiques des clients.

