Femmes innovatrices pour un avenir plus équitable

Au cours du Mois de l'histoire des femmes, HCLTech a organisé une discussion entre cinq dirigeantes de différents secteurs qui ont exploré comment créer un avenir plus équitable
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Mousume Roy
Mousume Roy
Associate General Manager, Global Thought Leadership
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Les femmes innovatrices sur la création d’un avenir plus équitable

Il faut tout un village pour provoquer un changement systémique et façonner un monde diversifié, équitable et inclusif, sans préjugés. À l’occasion de la Journée internationale des femmes et du Mois de l’histoire des femmes, la série HCLTech Feminspiration a réuni des femmes d’influence de divers secteurs afin de mettre en lumière la façon dont elles font avancer les choses et créent un avenir plus équitable pour nous tous.

Lors de la discussion en panel, Adina Duma, responsable mondiale informatique, Process Automation Platform, ING Bank, Carla Guzzetti, première vice-présidente, Expérience et messagerie produit, Extreme Networks, Megan Cross, responsable mondiale de l’inclusion et de la diversité chez Kantar, Hannah Byrne, première vice-présidente, Division des services d’affaires numériques, et Leigh Gordon, première vice-présidente, RH (HCL Software), HCLTech ont partagé leurs réflexions sur la manière dont les femmes leaders ouvrent de nouvelles voies vers la réussite et s’imposent comme des piliers au sein de leur milieu professionnel, tout en jonglant avec leurs priorités personnelles et professionnelles.

Décoder les aspirations des femmes

Cross a déclaré : « Les femmes forment un groupe diversifié. La question pertinente à poser est “que fait l’organisation pour permettre aux femmes d’atteindre leurs aspirations et ambitions?” Nous devrions consacrer plus de temps à améliorer nos milieux de travail qu’à vouloir changer les individus. Par exemple, les options d’avancement de carrière sont-elles les mêmes pour tous les genres? Les promotions sont-elles accordées de façon juste et objective? Les hommes et les femmes ont-ils la même perception de leurs occasions de carrière et de leur progression?»

Byrne a ajouté : « Au-delà de la transparence au sein du milieu de travail, il convient de rappeler qu’une femme a aussi besoin d’une énergie constante pour poursuivre ses aspirations. Soyez une personne d’initiative — “Que puis-je faire, où puis-je aller, quelle est la prochaine étape pour moi?” En général, beaucoup de femmes pensent que la réponse viendra d’en haut, mais elles ne savent pas comment “monter la question”. On ne peut jamais cesser d’être sa propre défenseure. Il faut constamment rechercher ces occasions — et poser des questions sur la façon d’avancer et de réussir à l’étape suivante.»

« Considérez votre carrière non pas comme une échelle, mais comme un mur qu’on peut escalader de tous les côtés », a dit Gordan.

Avoir la bonne conversation – Autopromotion et confiance en soi

Guzzetti a expliqué qu’« il n’existe aucun cours à l’université qui vous apprend “voici quoi demander pour progresser dans son parcours”. C’est là que le mentorat devient essentiel, il faut partager ce que l’on a appris avec la génération suivante. Il faut du courage pour non seulement demander, mais savoir “quoi demander” ».

« Les femmes manquent parfois un peu de confiance en elles. Les hommes sont doués pour faire preuve d’assurance. Les femmes bénéficieraient d’une formation sur comment demander et quoi demander. On n’a rien à perdre à demander. La négociation fait aussi partie de la démarche. Pour certaines cultures, c’est plus facile. Je viens d’un pays ex-communiste — on m’a appris à censurer ma voix. Donc, c’est difficile et il faut travailler très fort pour s’exprimer et demander. Il faut se préparer à ces conversations. Il faut s’assurer d’avoir une discussion où tout le monde y gagne, peu importe à qui on parle», a déclaré Duma.

« Vous devez être la personne qui frappe à la porte. Être entourée de nombreuses personnes et perspectives m’a toujours aidée. Lorsqu’on a une conversation sur la performance avec son gestionnaire, il faut être claire sur le soutien dont on a besoin, que ce soit le développement de compétences, des cours ou de la formation. Soyez ferme quant à ce que vous voulez », a ajouté Guzzetti.

Franchir une période d’incertitude

Des recherches récentes montrent que deux employés sur trois estiment que la COVID-19 les a poussés à réfléchir à leur raison d’être et que 70 % des employés définissent leur raison d’être par leur travail. La perte d’emploi, le climat toxique au travail, les réorientations de carrière et la parentalité sont quelques-unes des raisons qui poussent les femmes à rechercher de la clarté dans la suite de leur parcours professionnel.

« Quand on n’a pas une trajectoire précise de “voici ce que je veux faire”, il faut se concentrer sur ce qui vous passionne et s’assurer que chaque occasion saisie permet d’accumuler des expériences liées à cette passion, peu importe la forme, la taille, le type d’entreprise ou même le pays. Les femmes doivent avoir suffisamment confiance en elles pour prendre des risques et plonger. Il faut croire en soi pour faire le saut. Il n’y a pas de mal à passer par quelques essais et erreurs si ça vous pousse vers ce qui vous passionne, vous interpelle, et vous permet (espérons-le) de payer vos factures», a expliqué Guzzetti.

« Le coaching m’a aidée durant les périodes d’incertitude où je n’étais pas sûre de la prochaine étape. Il y a une énorme pression sociale pour “savoir ce qu’on veut”. Entourez-vous de bons coachs, engagez le dialogue », a-t-elle ajouté.

 

Agir, s’engager, impacter – HCLTech publie son rapport de développement durable 2022

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Prendre des risques et le grand saut

Conduire sur une autoroute inconnue, c’est l’ambiguïté qui nous amène à être vigilant·e·s par curiosité plutôt que par peur. Pour trop de femmes, l’incertitude quant à la carrière et l’aversion au risque mènent à des choix sous-optimaux.

« L’auto-évaluation est importante pour tous — que vous soyez une femme ou un homme. Investir en vous-même est la première étape pour définir votre valeur. En matière de courage, il faut juste sauter. Pas besoin de se préparer. Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire? Vous demeurez avec vous-même et vos compétences », poursuit Duma.

Expliquant davantage la notion de courage et de risque, Byrne déclare : « Le degré de courage fluctue tout au long de la carrière. Imaginer le pire scénario et trouver un plan B offre un certain espace et un soutien émotionnel pour passer à la prochaine étape. Neuf fois sur dix, notre pire peur est bien loin de ce qui se passera vraiment, c’est de l’auto-sabotage. »

Mentors et superpouvoirs

Le mentorat est souvent désigné comme l’une des meilleures stratégies pour combler l’écart entre les genres en affaires. Les femmes ont besoin de mentors afin d’acquérir de vraies compétences, apprendre à bâtir un vaste réseau, accéder à des modèles, obtenir acceptation, reconnaissance et, au bout du compte, réussir dans leur parcours professionnel.

Byrne a révélé que nos mentors nous entourent déjà : « Parmi les meilleurs mentors, certains n’auront échangé avec vous que pendant 5 minutes. Il peut s’agir d’un·e pair·e, d’un·e leader, de quelqu’un·e qui travaille pour ou avec vous. Ils/elles sont partout autour de vous. Prenez le temps d’ouvrir les yeux et cherchez-les, mettez en pratique certaines idées avec eux/elles. Utilisez-les comme partenaires pour pratiquer des jeux de rôles. Renforcez votre confiance intérieure. Ayez des conversations dans un espace sécuritaire. »

« Utilisez cette phrase : je suis bonne dans beaucoup de choses, mais pas dans celle-ci — qui l’est? J’ai mis deux décennies à pouvoir dire cela avec confiance sans avoir l’impression d’être perçue comme faible. Aujourd’hui, je sais et peux affirmer en toute confiance que mes superpouvoirs sont différents des vôtres ou de ceux des autres, et si je le reconnais et l’assume, alors je peux travailler avec vous et vos atouts, ensemble nous sommes beaucoup plus puissants en équipe. Ce que j’aime chez HCLTech, c’est l’esprit entrepreneurial et l’attitude “vas-y, fonce”, il n’y a pas besoin de demander la permission. Personne ne vous dira d’arrêter», a ajouté Byrne.

« Souvenez-vous du pouvoir du ‘pas encore’. Je l’ai appris à l’école de mon fils. On se rabaisse trop souvent parce qu’on ne sait pas tout. Ce n’est qu’une question de “pas encore”», partage Duma.

Naviguer dans les transitions et changer de cap

Apporter des changements majeurs à sa carrière peut être intimidant et accablant. Qu’est-ce qui rend difficile pour les femmes le fait de changer de direction et de surmonter la peur de l’échec?

Guzzetti a raconté : « Après mon MBA, changer de trajectoire a été terrifiant. Aller vers une autre industrie, accepter de reculer d’un cran pour remonter par la suite. Mais je voulais effectuer ce changement, enrichir mes compétences, explorer jusqu’où mon intérêt pour les communications et le design pouvait me mener et de quelle façon cela pourrait transformer un autre secteur. Cela m’a prouvé que j’ai des compétences transférables d’un secteur à l’autre. »

« J’ai une horloge interne, tous les deux ou trois ans je deviens agitée, je ne me sens plus à ma place, je le sens dans mon corps, c’est ce qui me pousse à changer », a ajouté Duma.

« J’ai commencé ma carrière comme enseignante au secondaire, puis j’ai rejoint Accenture comme analyste-conseil, donc ma trajectoire professionnelle était très linéaire. Mais j’ai trouvé cela trop rigide, alors j’ai bifurqué vers l’inclusion et la diversité, parce que je savais que c’était ma passion. C’est ce que j’aime et cela correspond à mon but. Après ce choix, ma carrière a beaucoup progressé, très rapidement», a expliqué Cross.

Byrne a conclu : « Les moments “ah ha” se trouvent généralement dans le rétroviseur. Il est important de regarder rétrospectivement ces moments et de se demander “les avez-vous concrétisés” ou les avez-vous laissés passer ? Puis-je y revenir et comment puis-je aller de l’avant? Être ouverte aux occasions et les aligner avec ces moments “ah ha” peut être très déterminant dans l’orientation de votre carrière. HCLTech offre souvent plusieurs occasions de changer, d’évoluer et de s’adapter dans l’organisation.»

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